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Sitelle torchepot (Sitta europaea)

Sitelle torchepotDe forme ramassée avec une courte queue marquée de noir et de blanc, la Sitelle tient un peu le milieu entre les mésanges et les pics. Ses aptitudes à grimper sur les troncs d'arbres et, surtout, à en descendre tête en bas, sans jamais s'appuyer sur sa queue, sont cependant bien supérieures à celles des pics et des grimpereaux.

Elle est physiquement reconnaissable à son corps trapu en fuseau, avec le dessus gris-bleu, le dessous jaune brunâtre et les flancs brun noisette; un bandeau noir partage les côtés de sa tête entre la calotte grise et les joues et la gorge blanchâtres.

La Sitelle est un hôte nicheur des bois et des futaies claires de feuillus, des grands parcs et des vergers. Son régime alimentaire est mixte. En été, elle explore sans trêve les écorces, recherchant coléoptères, forficules, diptères, larves, chenilles et araignées. En d'autres saisons, elle remplace partiellement cette nourriture animale par des baies diverses et des semences, ne dédaignant pas les graines (chanvre et tournesol), ni les matières grasses (beurre, margarine - sans sel!) mises à sa disposition dans les mangeoires près de nos habitations.

Sitelle La ponte a lieu dès la mi-avril. Les oeufs sont déposés dans une cavité naturelle ou artificielle; elle adopte volontiers les nichoirs à grande ouverture ovale dont elle va rétrécir le trou d'envol à sa taille et colmater les moindres fissures sous le toit avec de la boue, d'où son nom de "torchepot".

La population de Sitelles torchepots nichant dans notre pays a "explosé" ces dernières années. L'estimation actuelle se situe dans la fourchette comprise entre 170.000 et 320.000 couples.