Courlis cendré (Numenius arquata)Wulp – Curlew Dans la grande famille des Limicoles, les courlis se distinguent par leur taille et par leur long bec arqué, leur plumage rayé de brun, de gris et de blanc, nullement modifié par les mues.
Le Courlis cendré niche surtout dans le nord de l'Europe, partout ou il trouve encore de vastes marais. Vers le sud, il devient plus rare et sporadique.En Belgique, ce bel oiseau gros comme une corneille, perché sur de hautes pattes, niche exclusivement en Campine, au nord de l'axe Brasschaat - Rekem. Jusqu'aux environs de 1950, le Courlis cendré était uniquement lié aux landes à bruyères avec dépressions humides et tourbières.En partie par nécessité principalement vu la disparition des grandes étendues de bruyères que représentaient encore naguère les vastes champs de tir et autres terrains militaires, mais aussi librement, cette espèce, s'est établie dans les pâturages et les prés de fauche. Dans les zones agricoles, les territoires sont situés principalement près des lisières des bois, de lambeaux de bruyères, rideaux d'arbres et de jeunes plantations. La présence d'eau à proximité est cependant essentielle pour les jeunes oiseaux (pulli). Elle reste cependant, en tant que nidificatrice chez nous, une espèce rare à assez rare, mais tout de même bien représentée en Campine anversoise et limbourgeoise. L'espèce n'a jamais niché dans les dunes et les Hautes Fagnes furent abandonnées comme zone de nidification au début du siècle passé.Le Courlis cendré, très farouche et méfiant, se tient toujours sur ses gardes. Il est si vigilant qu'il est fort difficile de l'aborder, même en se dissimulant. En migration, dès fin juin, les Courlis longent la mer, séjournant en grandes troupes sur les côtes de la mer du nord ou ils sont encore la cible des chasseurs français malgré leur statut légal de protection en Europe.
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