Chevalier gambette (Tringa totanus) Tureluur - Redshank
La taille du corps du Chevalier gambette est légèrement inférieure à celle d'une Grive draine. Il est facilement reconnaissable au sol grâce à ses longues pattes rouge orange et à son bec gris rose à base orange. Au vol, son croupion blanc ainsi que la grande tache blanche qui borde l'arrière de l'aile sont caractéristiques. Chez les jeunes, les pattes sont jaunâtres. C'est un hôte nicheur des landes marécageuses, des polders, des schorres ou prés salés et des prairies humide. Il se reproduit en altitude jusqu'à 400 mètres (Islande) et même plus haut (Ecosse, Scandinavie). Chez nous, l'espèce niche principalement dans la région côtière, le Meetjesland et le long du Bas-Escaut. Elle est devenue rare et très locale en Campine anversoise (bruyère de Kalmthout) et en Campine limbourgeoise. Sa nourriture varie selon le type de terrain qu'il fréquente : petits crustacés et mollusques (en bord de mer), larves de phryganes et d'éphémères, coléoptères de petite taille, diptères et petites araignées (dans les prairies et les marécages).La nidification a lieu de début avril jusqu'en juillet.
Les œufs sont déposés dans une cuvette assez profonde enfouie dans la végétation. Le nid est souvent recouvert d'une sorte de dôme grossier que l'oiseau confectionne en rabattant au-dessus de lui les tiges d'herbes environnantes. Un mois après leur naissance, les jeunes savent bien voler. Le dessèchement des marais et le drainage ont partout réduit son domaine et ses effectifs en Europe occidentale. Le Chevalier gambette est exigeant quant au choix de son biotope et est, pour cette raison aussi, plus ou moins menacé chez nous comme oiseau nicheur. La migration du Gambette débute dès juillet et se fait en petits groupes faisant escale au bord des lacs, des rivières et surtout le long du littoral. Il hiverne principalement sur les côtes méditerranéennes et en Afrique du Nord, franchissant parfois l'Equateur et atteignant exceptionnellement l'Afrique du Sud.
|