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Communiqué de presse - 20 octobre  

En cette période, la Ligue pour la protection des oiseaux vous demande aussi d'être attentif à un autre animal, piquant petit mammifère, extrêmement utile aux jardiniers: le hérisson.

Si le trafic routier tue annuellement quelque 230.000 hérissons sur les routes belges, le premier hiver reste cependant la première cause de mortalité pour ce petit animal bien sympathique, explique la Ligue. Voici les informations qu'elle nous a transmis.

Pour survivre aux mois d'hiver durant lesquels la nourriture est rare, voire inexistante, et contrairement aux rongeurs hibernant qui stockent des provisions dans des caches pour les périodes de réveil, le hérisson approvisionne sa nourriture sous forme interne de graisse. Il est donc vital qu'il puisse s'engraisser suffisamment durant l'automne, explique la Ligue.

Contrairement à ce que l'on pense, le hérisson ne commence pas à hiberner brusquement. L'arrivée des nuits fraîches et la diminution progressive des proies conduisent à une activité de moins en moins soutenue. Suivant les conditions et les individus, le début de la période d'hibernation peut aussi varier fortement. Un automne clément comme celui que nous venons de connaître - il faisait encore quasi 20 degrés à la mi-octobre - peut étendre la durée des activités normales jusqu'en novembre, voire en décembre. Ordinairement, les premiers hibernants se calfeutrent dès le début octobre.

L'hibernation n'est cependant pas une période d'inactivité. Même durant les mois les plus froids (janvier-février), certains individus peuvent se réveiller et redevenir actifs pour de courtes périodes. Un certain nombre d'entre eux se mettent même à construire un nouveau gîte pour y reprendre leur phase d'hibernation. En réalité, peu de choses sont connues sur le comportement hivernal du hérisson et la succession de courts réveils est peut-être la règle générale, ajoute la Ligue. Le hérisson hiberne isolé, quoique, souvent, plusieurs individus puissent avoir leurs gîtes relativement proches les uns des autres, dans un site particulièrement propice.

Il est possible de procurer au hérisson des abris qui pourraient lui convenir pour édifier son nid ou son gîte hivernal, sachant pertinemment qu'il est exclu d'aller vérifier s'il y a occupation! Toute sophistication est inutile: un tas de bois accompagné d'une provision de feuilles mortes sèches, le tout couvert d'une tôle et abrité, par exemple, au pied d'un conifère touffu, suffit. Une vieille porte en bois, appuyée contre un muret bien orienté ou le mur d'une construction de jardin, l'espace vide comblé de feuilles mortes, remplit également les conditions requises. Il est évidemment préférable d'installer l'abri au fond du jardin, dans une parcelle sauvage.

La découverte d'un hérisson après la fin du mois d'octobre, même s'il paraît en bonne santé, doit être prise très au sérieux. En effet, il apparaît qu'un minimum de 500 grammes est indispensable pour qu'un individu possède une réserve de graisse suffisante à sa survie lors de l'hibernation. Il est donc utile d'emporter les hérissons trop maigres et de les confier au plus vite au Centre de Revalidation (CROH) le plus proche. Si vous faites une telle découverte, contactez au plus vite le secrétariat général de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux au 02/521.28.50. La survie du petit animal dépend peut-être de votre réaction, termine la Ligue, qui diffuse sur son site Internet plus d'informations sur les hérissons (www.protectiondesoiseaux.be).